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Plastique, plastique végétal, verre, matières recyclées... La vérité sur les emballages !

14 janvier 2020

Plastique, plastique végétal, verre, matières recyclées... La vérité sur les emballages !

Le plastique, le verre, le plastique végétal, les matières recyclées… Quel est le meilleur choix à faire en matière d’emballage lorsque l’on souhaite adopter un mode de vie plus écologique et plus sain pour notre santé ?

 

Quand vous avez décidé de mener une vie quotidienne plus respectueuse de la planète, vous avez pris plusieurs résolutions : manger bio et de saison le plus souvent possible, faire en sorte de réduire les trajets en voiture, recycler vos déchets, utiliser des sacs en toiles pour faire vos courses…

Et parmi cela, se pose toujours la question des emballages : qu’est-ce qu’il faut privilégier lorsque l’on veut vraiment adopter un mode de vie écolo ?

 

Le verre est-il vraiment le meilleur choix écolo ?

 

Si le verre est autant auréolé, plébiscité dans l’opinion publique écologique, c’est tout d’abord parce qu’il n’a pas besoin de beaucoup de matières premières, et encore moins de dérivé de pétrole, pour être fabriqué. De plus, on ne le retrouve pas dans les océans, polluant la faune et la flore marine, et il ne met pas 450 ans en moyenne à se dégrader (là, vous voyez de qui on parle…).

Généralement, il est fait de sable, de carbonate de soude et de calcaire comme nous l’indique ConsoGlobe dans cet article.

De plus, le grand avantage du verre, c’est qu’il est plus facilement réutilisable que le plastique (vous pouvez utiliser des pots de confiture pour en fait des pots pour vos plantes par exemple), mais surtout : il est recyclable à l’infini.

 

Cependant, on peut émettre quelques retenues quant à l’utilisation du verre, car la fabrication de celui-ci est tout de même énergivore, y compris quand il s’agit de le recycler !

En effet, en moyenne, le verre a besoin d’être chauffé a minima à 1000°C pour être fondu et remodelé, ce qui consomme beaucoup d’énergie, vous vous en doutez.

Aussi, c’est une matière qui est lourde et fragile à transporter : elle va donc demander plus de main d’oeuvre pour arriver à bon port, mais aussi plus de camions, donc de carburant, également de protection afin de ne pas être brisé pendant le transport, etc.

Ce sont des éléments que l’on oublie souvent de prendre en compte !

 

Le verre n’est donc pas la solution miracle en matière d’écologie… mais il a beaucoup de qualités.


 

Le plastique… Le grand ennemi ?

 

Lorsque l’on commence à adopter des comportements plus verts, plus respectueux de notre planète et de la nature, un de nos premiers réflexes, c’est de fuir le plastique.

Mais est-ce que c’est vraiment la bonne solution ?

Il est indéniable que le plastique n’est pas la matière première de la classe en matière d’écologie : il pollue les océans, il est utilisé et produit à outrance, il n’est pas ou très peu biodégradable (s’il l’est, c’est après des centaines voire un millier d’années), il ne se recycle pas indéfiniment, il est produit depuis un dérivé du pétrole… Bref, rien de très glorieux.

Cependant, il faut savoir que si le plastique est autant produit dans le monde, ce n’est pas seulement une question de praticité car il crée des emballages incassables ou presque. C’est aussi parce qu’il ne coûte que peu cher à produire, ce qui permet de réduire également le coût d’achat du produit pour les consommateurs !

 

Aussi, l’avantage du plastique par rapport au verre, c’est qu’il est très léger, très compact, et incassable ou presque : on peut donc en transporter énormément, bien plus que les emballages en verre, et sans devoir les protéger autant avec du papier bulle ou du polystyrène… Ce qui réduit considérablement son empreinte carbone émise par son transport d’une usine à une autre.

 

D’autres alternatives : les matières recyclées

 

Si l’on veut rentrer dans un cercle vertueux de réutilisation, l’utilisation des emballages faits de matières recyclées se présente évidemment comme une bonne alternative.

Eh oui, pas de culpabilisation à utiliser ce genre d’emballages pour vos produits du quotidien : ils en sont déjà à leur 2nde ou 3ème vie ! En revanche, il faut toujours nuancer cela : celles-ci coûtent cher, autant à la production, qu’à l’achat. Donc autant pour l’industriel que pour le consommateur.

Pour obtenir des matières recyclées, il faut payer ! La récupération et le tri de celles-ci ne sont en effet pas gratuites, et les subventions ne suffisent pas à couvrir ces coûts. De plus, il existe des minimums de productions et moins de modèles et moulages existants. Tout cela demande un investissement financier, ce qui est peu accessible pour les petits entreprises.

 

Et les plastiques végétaux, alors ?

 

Le plastique végétal, lui, en est à ses balbutiements : fait d’amidon de maïs, de bagasse de canne à sucre, ou d’algue il est annoncé comme LA meilleure alternative et la solution de demain pour dire bye bye à la pollution… Mais ça n’est pas aussi simple que ça.

Sa biodégradabilité et sa recyclabilité dépendent de sa composition : s’il est fait d’amidon de maïs ou de PET, tout va bien, mais s’il est fait de PLA, c’est plus compliqué. Et les marques utilisent parfois la mention “plastique végétal” alors qu’il est principalement fait de PLA… Alors que cette forme de plastique n’est pas recyclable.

Vous trouverez ici un article complet de France Inter, qui enquête sur le plastique végétal.

 


Qu’est-ce qu’on fait chez Les Petits Bidons ?

 

C’est une question que l’on nous pose souvent, chez Les Petits Bidons : pourquoi notre emballage est-il en plastique, alors que nous essayons d’être les plus verts possibles ?

Eh bien, rien n’est jamais figé, chez nous… mais il fallait bien que l’on commence quelque part !

Notre bouteille plastique est 100% issue de déchets ménagers, c'est-à-dire que nous ne produisons pas de nouveaux plastiques vierges supplémentaires, nous réutilisons les anciens.

Et ce n'est pas tout car nous avons aussi choisi de :

  • Réaliser une lessive très concentrée afin que son usage soit plus long.
  • Choisi un bouchon et une étiquette recyclables eux aussi.
  • De ne pas conditionner dans du plastique, mais avec du carton recyclé !
  • De ne pas faire d’échantillons afin de pas produire plus de plastique.
  • De ne pas avoir de boule doseuse en plastique sur nos bidons pour ne pas non plus produire de matière supplémentaire.

 

Pour réduire encore plus notre empreinte carbone, nous développons l’usage du vrac, disponible dans nos locaux parisiens si vous choisissez le click & collect ou le mode de livraison “”Récupération Paris” : vous commandez en ligne, vous utilisez votre bidon, vous faites une nouvelle commande et vous venez remplir votre bidon chez nous, le lundi, de 17h à 20h.

Sachez que nous travaillons également le développement de cette bonne habitude du vrac dans les magasins spécialisés, afin de vous offrir plus d’options !

 

 

Enfin, nous essayons de travailler un système de consignes grâce à Loop France. Vous pouvez y acheter des produits aux emballages dédiés à la consigne, vous les consommez, et vous renvoyez à Loop votre emballage consigné, qui le nettoie et vous le re-remplit.

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur Loop et sa manière de fonctionner sur leur site.

 

Quelle est la bonne solution pour des emballages plus écolo ?

 

Vous pouvez donc constater qu’il faut faire preuve de nuance lorsque l’on parle des emballages : le verre n’est pas angélique et le plastique n’est pas le mal incarné non plus.

La meilleure solution à adopter serait de changer nos modes de consommation. La réutilisation devrait être privilégiée, plutôt que le jetable, qui est devenu un réflexe trop conséquent aujourd’hui.

Le gros problème c’est la surproduction, qui résulte de notre façon de consommer : on achète, on utilise, on jette.

 

Pourquoi ne pas remettre en place les systèmes de consignes, comme dans les années 1950-60 ? Certains pays l’ont d’ailleurs déjà fait, comme la Suède, la Norvège ou certains pays d’Amérique Latine !

En France, des initiatives fleurissent comme Loop France avec un e-commerce de consigne. Peut-être que la réutilisation et la consigne vont peu à peu se réinstaller dans l’Hexagone ?

 

Ce qui est sûr c’est qu’on s’efforcera de toujours optimiser ce qui peut l’être. Il était important néanmoins pour nous, d’écrire cet article pour, en plus d’être transparents avec vous, aussi vous montrer que tout n’est pas soit noir soit blanc, dans la vie comme dans l’écologie !